FOIRE AUX QUESTIONS

Voici des réponses à quelques unes des questions les plus fréquemment posées. N’hésitez pas à en posez d’autres aux associations (en vous rendant sur la rubrique « Contact » du site), nous nous efforcerons d’y répondre le plus rapidement possible!

 

Question – Qui sera responsable du fonctionnement du site si le projet se réalise ?

Réponse – La Société G.D.E. (Guy Dauphin Environnement)

Elle appartient à un groupe complexe –Ecore – comprenant différentes sociétés.

La Sté G.D.E. est une filiale de la multinationale Trafigura.

Selon G.D.E., la surveillance du site est effectuée par l’exploitant pour les contrôles dits continus et par un organisme indépendant agrée par le ministère de l’environnement pour les contrôles extérieurs. Les différents paramètres et leur fréquence seront fixés par l’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter. L’ensemble des résultats sera d’une part archivé par l’exploitant et d’autre part communiqué à l’inspecteur des installations classées ; celui-ci pourra intervenir afin de vérifier le bon déroulement de la surveillance et effectuer des contrôles supplémentaires ou contradictoires.

La Sté G.D.E. devra adresser un rapport complet d’activité annuel à l’inspecteur des installations classées, au maire de la commune d’accueil, à la Commission Locale d’Information et de Surveillance…

Ce rapport reprendra notamment les éléments suivants :

• Le contrôle des admissions

• Le contrôle des aménagements

• Le contrôle des lixiviats

• Le contrôle des biogaz

• Le contrôle des eaux superficielles

• Le contrôle des eaux souterraines

 

Question – Quelle est l’étendue du site de Nonant-le-Pin ?

Si G.D.E. affirme n’utiliser que 55 hectares, pour quelle raison en ont-ils acheté plus ?

Réponse – Pour le site du Plessis, G.D.E. dispose d’une maîtrise foncière de 55 hectares. L’installation classée en représente à peine 24, soit 43% : 15,8 hectares pour la zone de stockage des déchets, 2 hectares pour la plateforme de tri, 5,9 hectares pour les infrastructures fonctionnelles.

Une alvéole couvre environ 6 644 m² au niveau du terrain naturel.

La Société G.D.E. s’est également portée acquéreur de terres aux pourtours du site du Plessis : Les Grandes Bruyères (golf des haras) comprenant l’étang du même nom et le lieu-dit « La Tantinière » ; soit environ 120 hectares en plus des 55 du Plessis.

 

Question – Que sait on de l’achat des terres à Nonant-le-Pin ?

Pourquoi la SAFER n’a-t-elle pas préemptée les terres ?

Réponse – Concernant le site du Plessis, la SAFER n’est pas concernée car l’usage des terres après achat est industriel.

Les lieux-dits « les Grandes Bruyères » et « La Tantinière » ont été vendus par des GFA (Groupement Foncier Agricole), la SAFER n’est donc pas concernée par ces transactions.

 

Question – La Société G.D.E. possède t-elle d’autres sites en France ?

Réponse – Trois grandes zones d’implantation en France, soit une cinquantaine de sites :

Le Grand Ouest (Basse-Normandie, Bretagne, Vendée), l’Ile de France (site de Limay…), Rhône-Alpes et vallée du Rhône.

Le site d’enfouissement envisagé à Nonant-le-Pin est le premier du genre exploité par cette

entreprise.

 

Question – Quelle est la réputation de G.D.E. concernant leurs sites déjà en exploitation ?

Réponse – Il a été prouvé à maintes reprises que la Sté G.D.E. ne respecte pas les réglementations applicables à leurs sites concernant la pollution des sols, de l’eau et de l’air. Des « incendies accidentels » s’y déclenchent fréquemment, provoquant des pollutions sur des kilomètres alentours.

Il s’avère aussi que cette société pratique la décharge sauvage, enfouissant en toute illégalité des déchets dangereux (à Versainville dans le Calvados par exemple).

 

Question – Quelle activité la Sté G.D.E. prévoit-elle sur le site de Nonant-le-Pin ?

Quel genre et quel volume de déchets sur le site de Nonant-le-Pin ?

Réponse – Il s’agit d’une « plateforme environnementale », site industriel associant plusieurs processus :

• Un centre de stockage de déchets : 90 000 tonnes/an de Résidus de Broyages Automobiles et 60 000 tonnes/an de Déchets Industriels Banals (DIB) non valorisables.

• Une plateforme de tri : 47 500 tonnes/an de métaux ferreux et non ferreux, de DIB valorisables ou non et à trier, des déchets d’équipements électriques et électroniques.

 

C’est donc environ 150 000 tonnes de déchets/an pendant 17 ans qui seront acheminés par des camions (environ 80/jour), traversant la commune de Nonant-le-Pin

L’importance de la surface foncière acquise laisse craindre une « adaptation » ou un « élargissement » (l’implantation d’un broyeur par exemple…) une fois le site en activité.

 

Question – Pourquoi tant d’inquiétudes concernant le site de Nonant-le-Pin ?

Réponse – On redoute de voir se produire ici ce qui a été découvert ailleurs : un liquide noir et visqueux contenant des éléments solides résiduels du broyage de voitures non dépolluées. Il est d’ores et déjà établi que ce mélange contient des particules d’acides, de PCB, de métaux lourds (plomb, cadmium, mercure, chrome…), tous hautement toxiques.

Le risque de perforation des bâches tapissant le fond des alvéoles est élevé, que ce soit par des morceaux de déchets ou par les incendies ; ces liquides contamineront donc le sous-sol avant d’atteindre la nappe phréatique, source d’eau potable.

D’autre part, un ruisseau traverse le site, se jetant dans la Dieuge, elle-même rejoignant l’Orne. Il y a un risque réel de pollution directe de ces cours d’eau qui irriguent les pâtures, les exploitations agricoles et les villages qu’ils traversent.

Enfin, le village de Nonant-le-Pin est situé à quelques 500 mètres du site, dans une cuvette et sous le vent ; cette zone souvent « dans le brouillard » est très vulnérable. Il va sans dire que la pollution atmosphérique est à redouter dans un large rayon (gaz produits par la fermentation des déchets enfouis : hydrogène sulfuré, ammoniac…), poussières, dioxine dégagée lors des incendies…

 

Question – Les risques potentiels pour la santé sont-ils élevés ?

Réponse – Les dangers pour la santé des hommes et des animaux sont bien réels.

• Risques de maladies respiratoires (asthme entre autres), allergies et même cancers, malformations et infertilité.

• Même dangers pour les animaux encore amplifiés en cas d’entraînement sportif (qui augmente la capacité respiratoire et donc l’inhalation des produits toxiques), et danger par l’ingestion de l’herbe et du foin produit localement.

 

Question – Y a t-il d’autres inquiétudes concernant ce projet ?

Réponse – Il y aura bien sûr des désagréments sonores et olfactifs : nuisances occasionnées par le trafic des camions, bruits des engins sur le site, odeurs produites par les gaz, masquées par des parfums de synthèse très toxiques et dissimilant les dangers.

Les retombées de poussières et l’eau polluée rendront les terres incultivables (jardins potagers, pâtures et cultures).

Le lait contiendra de la dioxine, deviendra inconsommable, les exploitants seront ruinés.

Ce site va également nuire à l’image de la région : paysages préservés depuis plus d’un siècle, proximité du site classé du haras du Pin, qualité et réputation des élevages de chevaux de course et de sport.

L’impact sur l’emploi n’est pas à négliger : plus de 200 salariés et de nombreux sous-traitants vivent grâce à l’élevage et l’entraînement de quelques 2000 chevaux dans un rayon de 10 km autour du site.

Quand à la baisse de la valeur foncière des maisons et des terres, c’est déjà une réalité, avant même le début de l’exploitation du site.