Les pratiques de GDE

La présente rubrique réunit des coupures de presse et des photos exposant les activités de GDE sur différents sites industriels en France. Ces informations, surtout des reproductions d’articles de presse, sont essentiellement issues des sites internet des Associations mobilisées contre les activités de GDE. 6 sites ont été répertoriés :

GDE à Rocquancourt (Calvados). Le centre de retraitement des déchets industriels (métaux, papiers cartons, plastiques, batteries, DIB, RBA) de  Rocquancourt est le site historique du groupe GDE et son siège social. En 2002 des enfouissements de fines particules métalliques avaient été constatés par la DRIRE sur le site, mais ce sont surtout les impressionnants incendies en 2006 puis à nouveau en 2007 qui ont inquiété riverains et Associations: 

GDE à Versainville et à Soumont-Saint-Quentin (Calvados). Ces deux communes du Calvados ne sont pas des sites industriels de GDE mais des lieux où ont été découverts des RBA entreposés par GDE. Ainsi 40 000 tonnes de RBA enfouis entre 2002 et 2004 sous le parking d’une brocante de Versainville ont été découverts en novembre 2008. Un autre dépôt illégal de 15 000 tonnes de RBA a été découvert en décembre 2008 dans les anciennes mines de Soumont-Saint-Quentin: 

GDE à Limay (Yvelines). Le site de GDE à Limay est un broyeur de VHU . Il assure une position stratégique à GDE sur la zone portuaire de Limay. Depuis le début de l’activité du site les riverains et l’Association Arpal (Association des Riverains du Port Autonome de Limay) dénoncent les nuisances sonores, olfactives et environnementales du site. Outre les fumées, les nuées de poussière et les explosions résultant d’un bourrage du broyeur, des incendies ont eu lieu notamment en 2006 et 2012: 

GDE à Salaise-sur-Sanne (Isère). Le site de GDE à Salaise-sur-Sanne est un broyeur de déchets industriels (Véhicule Hors d’Usage, Déchets Electriques et Electroniques, ferrailles…). Les riverains et les Associations « Vivre » et « Sauvons Notre Futur », accompagné d’élus politiques notamment de la députée européenne, Michèle Rivasi, luttent pour fermer le site. Pour les opposants, ce site ne serait pas un broyeur, mais un « incinérateur déguisé », à l’origine de multiples pollutions notamment aux dioxines et aux furanes. 

GDE à Fry (Loire-Atlantique). GDE avait pour projet d’installer une « plate-forme  environnementale de traitement de déchets industriels »  dans cette commune de Loire-Atlantique. En réalité, pour les opposants au projet, il s’agirait  d’un centre d’enfouissement de RBA provenant de son unité de Montoir de Bretagne. En juin 2008, GDE avait fait l’acquisition de 65 ha de terres. La SAFER (Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural) avait reçu une notification du notaire pour information. La législation actuelle donne la priorité à l’industriel sur le droit de préemption de la SAFER. L’Association ARDIMEA (Association de Refus des Déchets Industriels, pour le Maintien de l’Environnement et de l’Agriculture) dénonce depuis 2008 les risques d’une telle installation. Début décembre 2012, GDE abandonne officiellement le projet en signant avec la SAFER un compromis de vente: 

GDE à Plouray (Morbihan). GDE avait pour projet d’installer sur cette commune un centre de tri et d’enfouissement de DIB et de RBA. Les riverains, les Associations locales comme Nature et patrimoine centre-Bretagne (NCPB) et des élus politiques, se sont mobilisés pour dénoncer ce projet. En mars 2010, ce sont 3 000 manifestants (2000 selon la police) qui se réunissent à Plouray pour s’opposer à l’implantation de GDE.  En mars 2011, le projet a été abandonné après une enquête publique défavorable et le retrait de GDE qui en juin de la même année revend les terrains de Plouray.