QUI SOMMES NOUS ?

L’Association Nonant Environnement

L’association inquiète du projet, s’est constituée en décembre 2006. Elle a pour objet : la sauvegarde de la vie, de l’environnement, la protection de cadre de vie de la commune de Nonant le Pin, la lutte contre toutes les pollutions, les risques de pollution susceptibles de porter atteinte à l’environnement, la santé du citoyen, la santé animale et l’intégrité des personnes et des biens. Elle regroupe des membres habitants de Nonant le Pin et de ses environs sensibles à l’équilibre écologique et économique de la commune et s’associe aujourd’hui avec l’Association «  Sauvegarde des Terres d’élevage » qui regroupe l’ensemble des acteurs économiques du secteur (élevage de chevaux trotteurs et galopeurs – environ 1500 chevaux et 200 salariés dans un rayon de 5 à 6 kms du futur centre d’enfouissement).

Elle se bat pour la préservation de l’authenticité du caractère de la région de Nonant Le Pin, la sauvegarde de l’agriculture qui est sa destination d’origine, la protection de la vie du village, des élèves de son école, de ses habitants.

Les arguments qui motivent ses actions :

  •  Nonant Environnent a les plus vives inquiétudes quant au risque de pollution des eaux :Cette région nommée château d’eau de la Normandie, est traversée par de nombreuse rivières qui se jettent dans l’Orne dont la source est aux environ de Sées et l’embouchure à Ouistreham :
    L’association a fait constater par huissier l’existence d’un ru traversant le site de GDE, dont le débit, même en période de sécheresse n’est pas négligeable (constat fait le 23 mars 2012). Ce ru se jette lui-même dans la Dieuge, affluent de l’Orne.
    Elle craint que des problèmes surviennent sur qualité des alvéoles d’enfouissement (incendie, destruction accidentelle de la couche de protection) et des infiltrations de produits polluants dans le sol.  Elle a donc les plus grandes inquiétudes sur la modification de la qualité des eaux de ces cours d’eau qui mouillent les terres agricoles et d’élevage de tout le département et même du Calvados ( sur le trajet de l’Orne).
  • Le bilan carbone de cette opération semble peu conforme aux directives du Grenelle de l’Environnement : Les  RBA proviendront de Rocquancourt pour grande partie, après avoir effectué pour la plupart entre 200 kms LIMAY, 300 kms MONTOIR DE BRETAGNE, et 900 kms au sud de Lyon,  sur route pour atterrir à Rocquancourt en vue d’y subir un traitement aléatoire de valorisation.
    En outre, de Rocquancourt à Nonant le Pin, le trajet  optimal sera de plus de 79 kms si les camions prennent l’autoroute ce qui semble peu vraisemblable vu le coût et les obligations de couper la route en venant de Caen pour accéder au site. Il est à noter que le trajet serait raccourci d’une dizaine de kilomètres si les camions ne prennent pas l’autoroute, mais qu’ainsi  ils traverseront tous les villages depuis Falaise, et  en dernier lieu celui de Nonant-le-Pin déjà exagérément encombré par le trafic vers Argentan et celui des poids lourds d’Argentan à Alençon détournés en raison de l’impossibilité d’emprunter la route directe (les camions ne passent pas sous le pont du chemin de fer d’Argentan)..En plus de sa sensibilité à l’impact écologique, l’association est très inquiète sur la mise en danger des habitants de notre commune, celle des enfants se rendant au groupe scolaire sur la route de Gacé, la détérioration des habitations et l’impact économique sur les commerçants qui verront l’accès à leur magasin encore un peu plus compliqué.GDE annonce que le flux ne sera augmenté que de 0,3 % mais nul ne peut affirmer la manière dont seront acheminés les déchets industriels qui échapperont à la gestion de GDE. Seul le tonnage provenant de Rocquancourt est mesurable dans le bilan carbone qu’a produit la société.
  • Les risques de pollution de l’air par les poussières lors du transport et lors de l’enfouissement (les matériaux à enfouir sont extrêmement volatiles) sont très inquiétants.Le vent dominant entraînerait ces poussières vers le village (premières habitations à quelques centaines de mètres et école primaire à 800 mètres). De même des torchères installées sur le site brûleront les biogaz produits par l’assemblage des RBA et des DIB. L’étude d’impact produite par GDE à ce sujet laisse planer de nombreuses incertitudes à ce sujet. De plus aucun contrôle de qualité d’air n’a été prévu lors de l’exploitation.
  • Les risques d’incendie, courants sur le site de GDE à Rocquancourt, et fort probables sur le site de Nonant en raison du caractère extrêmement inflammables des RBA, font aussi craindre d’une part un grand danger pour le trafic de la voie ferrée mitoyenne (pas de périmètre de sécurité pour celle-ci ?) et une la pollution grave et irrémédiable des régions voisines (jusqu’à plus de 15 Kms). On sait que ce genre d’incendie est extrêmement difficile à éteindre et peut brûler pendant plusieurs semaines.
  • Nonant Environnent émet  aussi de forts doutes sur l’expérience de GDE dans ce domaine, sur la fiabilité technique de leur projet, jamais expérimenté à ce jour (RBA + DIB), et sur les manquements fréquents, relayés par la presse, les mains courantes des associations riveraines et de nombreuses plaintes ainsi que sur ses pratiques de gestion des sites ou d’utilisation d’autres  sites non dévolus à l’enfouissement de déchets (jugements en cours  pour trois sites).
  •  Nonant Environnement a  des craintes importantes sur les risques méconnus à ce jour (du fait de l’absence de données scientifiques) du mélange que fera GDE sur ce site entre les RBA et les déchets industriels non dangereux, dont aucun exemple n’a pu prouver l’innocuité ou l’absence de réaction. Ce doute se double d’une incertitude sur la fiabilité des contrôles des chargements par GDE, la qualité des autocontrôles et la fréquence des contrôles externes.  Elle souhaite que dans ce domaine soit appliqué le principe de précaution comme il a pu l’être appliqué dans des domaines autrement moins hasardeux.

 

Les actions de l’association :

•    L’association dépose son avis lors de l’enquête publique, elle soumet ses remarques lors des réunions du CODERST, alerte la presse, les autorités locales, le Président de la République (courrier du 27 janvier 2010 et 23 mars 2012 – copie jointe) , le Ministre de l’Environnement(courrier du 27 janvier 2010 – copie jointe).

•    Le 24 octobre 2011, elle dépose trois recours contre les arrêtés de prescriptions et de servitudes du préfet, ainsi qu’une tierce opposition contre le jugement du Tribunal Administratif de Caen.

•    Le 16 décembre 2011, le tribunal Administratif de Caen rejette la demande de tierce opposition.

•    Le 16 février 2011, l’association dépose une requête en appel au tribunal d’appel de Nantes, ainsi qu’une question prioritaire de constitutionnalité.

•    A ce jour, l’association attend la décision de Tribunal administratif de Caen sur les 3 recours déposés le 24 octobre 2011.

Le simple bon sens, le respect du principe de précaution inscrit aujourd’hui dans la constitution, l’observation de l’économie locale traditionnelle n’ont donc pesé lourd dans la décision de GDE de s’implanter à Nonant Le Pin. D’autres facteurs sans doute plus lucratifs ou encore politiques ont sûrement primés. Il convient donc de faire la lumière sur cette affaire et de mettre à profit la vague de mobilisation écologique et économique pour approfondir les grandes zones d’ombre et remettre en question ce projet destructeur et assassin.

 

 

l’Association Sauvegarde des Terres d’Elevage

Il s’agit d’une association récente enregistrée le 30 mars 2012 à la Sous-préfecture d’Argentan. Notre mobilisation peut sembler tardive, mais nous avions confiance en l’avis négatif rendu en 2007 par la commission d’enquête et dans le refus du préfet en 2010 de délivrer au Groupe Dauphin Environnement l’autorisation d’exploiter un centre de tri et d’enfouissement de déchets ultimes sur la commune de Nonant-le-Pin.

Notre association regroupe essentiellement des éleveurs de chevaux destinés aux courses (trotteurs français et pur-sang) et de chevaux de sport. Ils sont pour la plupart installés autour de Nonant-Le-Pin, dans les cantons de Exmes, Le Merlerault et Mortrée. Nous sommes à ce jour fort de près de 400 membres, tant exploitant que personnel salarié également concerné et inquiet pour son avenir.

L’économie du cheval génère 74000 emplois en France, financée à hauteur de 10 milliards d’euros en 2011 par les paris. Cette filière est d’une importance capitale dans l’animation et l’aménagement de notre territoire rural.

Dans l’Orne, 4500 emplois sont directement liés à l’activité des haras. S’y ajoutent toutes les professions connexes : les maréchaux ferrant, les vétérinaires, les agriculteurs qui fournissent fourrage, litière et aliments, les transporteurs, les fabricants et marchands de sellerie et équipements divers, le personnel des hippodromes…Cette économie est le plus gros employeur de département.
Autour du site incriminé, dans un rayon de 5 km, 200 emplois et le bien être de 2000 chevaux sont menacés, d’où notre vive inquiétude.

Note activité consiste à produire des chevaux de la meilleure qualité qui soit afin de satisfaire au mieux une clientèle d’investisseurs nationaux et internationaux. Ces personnes viennent chez nous afin de bénéficier de notre savoir-faire et de la génétique de nos reproducteurs. C’est une clientèle volatile et notre image est primordiale.

L’élevage génère des échanges de devises fructueux lors des ventes de Deauville. Des sommes très importantes sont également mises en jeu par les parieurs et un très large public assidu des hippodromes. Cela rapporte tant à l’Etat, qu’à nos filières.

Nous sommes installés à proximité d’un site exceptionnel, le haras du Pin qui attirera vers nous des milliers de personnes dans le cadre des Jeux Equestres mondiaux en 2014. La couverture médiatique sera forte.

Peut-on laisser se détériorer les alentours d’un site classé (n°61023) ?

« L’Orne terre de champions » : notre région est historiquement reconnue pour la qualité de son élevage, classée à ce titre « pôle d’excellence de la race équine ».

En plus de la dimension économique, le but de l’association « Sauvegarde des terres d’élevage » est de veiller au respect et à la protection de la qualité de vie dans ses dimensions environnementales : qualité de l’eau, de la terre et de l’air.

Cet écosystème fragile est préservé par l’absence  de traitements agricoles puisque dévolu à l’élevage depuis des temps très anciens (ouvrage de Charles de Haÿs : Le Merlerault, ses herbages, ses éleveurs, ses chevaux et le haras du Pin, 1865). Or un ru traverse le site d’enfouissement, se jette dans la Dieuge qui rejoint l’Orne, irriguant nos proches pâtures, mais aussi deux départements et de nombreuses agglomérations. Se pose également le problème de la pollution atmosphérique due aux retombées sur les herbages de particules très fines émanant de ce site à ciel ouvert. Les chevaux pâturent dans ces herbages à la belle saison et sont nourris l’hiver du foin qui en est tiré. Il y a donc un risque certain d’inhalation et d’ingestion de ces poussières.
Qu’en sera-t-il de la qualité de l’eau et donc de la terre, et de l’aliment de base de nos animaux : l’herbe?

Nous craignons la fragilisation et la destruction d’une filière, menacée par un intérêt particulier ; nous craignons aussi pour la santé publique.

Pourquoi le principe de précaution ne s’applique-t-il pas?

Il n’y a aucun recul quant à la sûreté du stockage de ces produits potentiellement dangereux par une entreprise (GDE) qui manque d’expérience en la matière et dont la crédibilité a été maintes fois mise en défaut. Il s’agit là du plus grand centre en Europe (150000 tonnes par an pendant 17ans, partie aérienne haute de 27m environ) impliquant une forte augmentation du trafic routier et tous les désagréments qui en découlent.

Les membres de l’association « Sauvegarde des terres d’élevage » ne veulent pas se laisser polluer sans réagir. Nous avons rencontré les sénateurs PLACE et GOULET qui nous assurés de leur soutien, plusieurs élus de nos cantons sont également  à nos côtés ainsi que notre président de région Laurent BEAUVAIS.

Nous avons fait venir une journaliste d’Equidia sur le site afin de nous rencontrer et de s’entretenir avec diverses personnalités de nos instances professionnelles.

Des journalistes de la presse régionale et nationale (l’Express), des radios locales, sont venus nous interroger, plusieurs articles de presse relaient nos craintes (« point de vue » d’un éditorialiste du Paris Turf, article dans L‘Eperon Magazine, reportage dans L‘Agriculteur Normand, etc.) et nos arguments économiques (profession de foi hippique de François Hollande dans le Paris Turf).

Notre mobilisation et de plus en plus relayée de toute part et ce mouvement vient en soutien d’un recours judiciaire encore possible.

Que vont devenir nos élevages ? Et l’économie qui en dépend ?
Quels moyens pour stopper ce projet ?


REAGISSONS!